
Je vais le dire tout de suite : je m’attendais vraiment à un roman vif et percutant à l’intérieur d’un E.H.P.A.D.
Une enquête à la Agatha Christie ou bien un Claude Simenon contemporain dans une maison de retraite rurale.
Eh bien, non, pas du tout.
Ce qui ne m’a pas empêché de le lire d’une traite, et de vérifier certaines définitions.
La littérature feel- good

… » nous encourage à réfléchir sur notre existence, nous questionne mais surtout, comme son nom l’indique, nous fait du bien et tente de nous rendre heureux
Détente, optimisme et un soupçon de réflexion sont donc les principaux ingrédients de ces romans, qui séduisent de plus en plus de lecteurs.www.lelabocambrai.fr «
Mon village : 400 habitants

» Il y a presque autant de panneaux » À vendre » qu’il y a de maisons.Mais, comme la première autoroute est à plus de 70 km et la première gare à 50, personne n’achète. Il y a encore une école primaire….
Pour se rendre au collège, au lycée, chez le médecin, à la pharmacie, s’acheter des chaussures, il faut prendre un bus. « . p 14-15
Les anciens se sauvent souvent

» Tout ce folklore – mes massages, les consultations d’avenir de Jo, les bénédictions du curé qui répète à qui veut l’entendre : Profitez ! profitez de la vie – ça ne leur donne pas moins envie de rentrer chez eux à nos anciens.
Mais ils ne savent pas où aller

Ils ont oublié le chemin qui retourne vers avant. » Chez eux » a été mis en vente pour payer les mensualités de leur séjour aux » Hortensias « . Leurs jardinières sont vides et leurs chats placés.
Leur chez eux n’existe plus que dans leurs têtes, leurs bibliothèques personnelles. Ces bibliothèques où j’aime passer des heures.
Pléthore d’histoires d’amour

Une seule m’a convaincu, seule des grand-parents. Mais j’imagine que les autres peuvent tout aussi bien résonner pour d’autres lectrices et lecteurs.
» Changer l’eau des fleurs » : son deuxième livre, bien plus réussi

grâce à une dextérité scénaristique, un humour et une contemporanéité afriolante.


